Sur le bâti, le secteur mélange deux mondes. D’un côté, un centre ancien avec des logements de ville aux pièces étroites et profondes, où la cuisine tient souvent sur un linéaire unique. De l’autre, une périphérie et des villages de la vallée très pavillonnaires, avec des maisons individuelles disposant de vraies surfaces et souvent d’une cave dessous.
Ces deux configurations n’appellent pas du tout le même travail. Dans une cuisine en couloir, tout se joue au centimètre : largeur de passage devant le plan, débattement du lave-vaisselle qui bloque le four, angle mort dans le meuble de retour. Une erreur de 8 cm sur la profondeur d’un îlot rend la pièce inutilisable, et aucun visuel 3D ne vous le montrera — les rendus ne représentent jamais quelqu’un en train d’ouvrir deux portes en même temps.
Dans la maison avec cave, à l’inverse, la marge de manœuvre technique est confortable : reprendre une évacuation ou tirer une ligne électrique par le dessous coûte peu. Le risque se déplace alors vers le budget. Quand la contrainte technique disparaît, la surface augmente, le linéaire s’allonge, et le devis grimpe sans que personne se demande si tous ces mètres de meubles servent vraiment à quelque chose.